La famille Ouellet

Et si on bougeait un peu?

Ils sont dans la trentaine, elle s’appelle Mélissa Théberge et lui se nomme Jean-René Ouellet, et ont deux jeunes enfants, Rafael 6 ans et Clara 5 ans. Les quatre passent possiblement plus de temps à faire du sport qu’à manger et entrent au Centre Multiports comme dans leur deuxième maison. Ce ne sont pas des gens qui ont soudainement eu plus de temps libre que la moyenne, ils ont simplement pris le temps de bouger.

En fait, bouger n’est peut-être pas un mot assez fort pour caractériser le mode de vie de la famille Ouellet. La plupart des verbes d’action entrent aisément dans leur vocabulaire où nager, courir, pédaler, sauter, frapper ou skier n’a rien de bien particulier.

« Pour moi, le sport, la discipline, le fait de s’entraîner plusieurs fois par semaine, ça a toujours fait partie de ma vie, admet Mélissa, dont les performances en planche à neige l’ont déjà menée au Championnat mondial junior. Mes parents étaient très sportifs aussi, j’ai été élevée dans le sport. » Quand elle a rencontré l’homme qui allait devenir son amoureux, elle avait 15 ans. Ils se sont côtoyés par amis interposés, mais se sont véritablement liés lors d’un camp d’immersion anglaise. À ce moment, Jean-René Ouellet avait touché à plus de sports en 10 ans que d’autres en une vie : hockey, soccer, natation, randonnée, tennis vélo, ski de fond, un peu plus et il s’essayait au volleyball sous-marin : « Moi, pas de sport, je serais probablement un enfant hyperactif dans le contexte d’aujourd’hui », illustre-t-il. C’est dans cette disposition sportive, avec naturellement quelques bons moments de détente, que naquirent Rafael et Clara qui allaient entrer dans la vie par une porte ouverte sur la pratique du sport comme allant de soi.

Le plaisir avant de souffrir

Si la venue des enfants a un peu ralenti la nouvelle maman – si participer au marathon de Boston et terminer 3e à un demi-marathon à Tremblant s’apparentent à un ralentissement –, une heureuse rencontre allait prouver au couple que sport et jeune famille font très bon ménage. Ils se rendaient au Mont-Tremblant pour marcher un peu, relaxer sûrement, ils en sont revenus déterminés : « Ce qui nous a influencés, c’est de voir au lendemain de la compétition Iron Man des jeunes familles sportives », spécifie Mélissa. « On se demande où ils trouvent le temps, mais ils sont comme nous et ça nous a donné le goût de le vivre et de le faire vivre aux enfants. »

C’est ainsi que du haut de leur 5 ans, les enfants se sont mis au triathlon et que la famille a abouti à Vaudreuil-Dorion, loin du centre-ville de Montréal où monsieur travaille, mais tout près d’une source intarissable de bonheur pour toute la famille, le Centre Multisports : « Nous sommes chanceux de l’avoir », croit Mélissa. « La notion de plaisir est très importante pour assurer la durabilité du sport dans notre vie. Dans notre cas, certains diront que notre horaire frise la folie, mais nous, malgré la discipline et la planification que cela impose, nous y trouvons un grand plaisir. Et à voir les yeux de nos enfants briller après leur entraînement, ça nous dit aussi qu’ils s’amusent dans tout ça! » Le plaisir est possiblement le mot résumant le mieux ce qui se dégage de la famille Ouellet. Mais au-delà de tout ça, les parents construisent aussi un avenir à leurs enfants, à l’image du projet Horizon 2035 dont le Centre fera bientôt la promotion. « Je ne veux pas que mes enfants deviennent des athlètes olympiques », poursuit la jeune mère de 35 ans. « Notre plus grande réussite, c’est que le sport fasse partie de leur vie et qu’ils puissent le transmettre à leurs enfants un jour. » Quand ce jour viendra, Rafael et Clara pourront dire à leurs enfants que dans leur temps, grand-papa et grand-maman ne passaient pas une journée sans bouger ce qui devrait leur paraître tout à fait normal. Pourvu que leur exemple puisse inspirer d’autres familles…

Une semaine sportive chez les Ouellet

* Cette présentation n’a rien de scientifique, mais renferme une toute petite part de réalisme.

Note pour les parents : préparer les repas de la semaine la fin de semaine, si possible
Note pour les enfants : faire le plus de devoirs possible à ce moment.

  • Lundi : Lever tôt, vers 5 h. Forte possibilité de s’entraîner le midi pour Mélissa (course à pied ou natation, au choix). Ce sera ainsi pour toute la semaine. Et pour Jean-René aussi. Tennis pour Rafaël de 17 h à 19 h. Vélo pour Jean-René de 18 h à 19 h. Souper et jeux en famille. Se coucher tôt (21 h 30 est une bonne option)
  • Mardi : vélo pour Mélissa. Jean-René s’occupe des enfants.
  • Mercredi : voir lundi.
  • Les jeudis : « c’est lousse » (chez les Ouellet, la notion de « lousseur » est à prendre avec un grain de sel).
  • Vendredi : gymnastique pour Clara, vélo pour Mélissa.
  • Samedi avant-midi : gymnastique pour Clara, vélo pour Jean-René.
  • Samedi après-midi : Mélissa s’évade quelque part par un moyen de locomotion physique.
  • Dimanche avant-midi : Tout le monde dans la piscine, sauf Mélissa qui s’entraîne à la maison.
  • Dimanche après-midi : Mélissa dans la piscine.
  • Dimanche soir : manger de la pizza en écoutant La Voix.