Lorsque « rien ne va plus! »

Jimmy Sévigny
Jimmy Sévigny

Sébastien est un jeune homme de 29 ans et depuis peu, il a découvert l’entraînement. Au départ, le tout était occasionnel (trois à quatre heures d’entraînement par semaine), puis il a commencé à s’investir de plus en plus au centre de conditionnement physique. De plus, il a récemment découvert la salle Perfo et a ajouté trois entraînements fonctionnels par semaine à sa planification en plus de s’adonner à la course à pied à l’extérieur. Chaque semaine qui passait permettait à Sébastien d’augmenter son intensité lentement, mais sûrement. Au bout de six semaines, il a commencé à avoir des problèmes de sommeil, une perte d’appétit et les gens de son entourage ont remarqué qu’il devenait de plus en plus irritable. En se disant que cela allait passer, il a continué son entraînement sans nécessairement écouter les signes que son corps tentait de lui envoyer. Un matin, Sébastien a ouvert les yeux, mais son corps a refusé de suivre; il était épuisé! Sans trop savoir pourquoi il
était dans cet état, il est allé consulter son médecin. Conclusion : surentraînement (sans trop grande surprise). Le surentraînement se produit lorsque les périodes de repos ne sont plus assez importantes afin de récupérer ou lorsque l’entraînement est mal adapté et/ou mal dosé.

Est-ce que l’histoire de Sébastien vous rappelle quelqu’un? Peut-être vous reconnaissez-vous? Malgré ce que plusieurs personnes peuvent penser, le surentraînement ne touche pas que les athlètes, il pourrait également vous atteindre. Le corps humain est une belle machine, mais on doit avant tout lui donner une chose : la capacité de s’adapter. Même si votre motivation est à son sommet et que vous décidez d’augmenter à la fois le volume (la durée de votre entraînement) ainsi que l’intensité de vos entraînements sans prendre de périodes de repos suffisantes, il y a de fortes chances que vous n’ayez pas assez de temps pour récupérer et que vos performances diminuent d’entraînement en entraînement. Dans une planification hebdomadaire ou mensuelle, il est tout à fait normal d’avoir des entraînements pendant lesquels vous n’aurez pas besoin de vous surpasser. Ces entraînements sont là pour permettre à votre corps de s’adapter et de mieux performer en fin de compte.

Comment savoir si je m’entraîne trop?

Il n’y a pas de règle stricte qui permet de quantifier le surentraînement, car des variantes comme le sexe, la progression annuelle de son entraînement, son passé d’athlète ainsi que sa génétique feront grandement varier le seuil de tolérance d’une personne à l’autre. Toutefois, si soudainement vous perdez le goût de vous entraîner, que votre motivation baisse, que vous subissez une perte d’appétit et que vous êtes toujours fatigué, prenez le temps de bien analyser la situation afin de comprendre ce qui se passe.

Étant moi-même un adepte de l’entraînement et des épreuves de longues distances, j’ai connu des épisodes de surentraînement lors de mes débuts. Aujourd’hui, je peux vous affirmer que les journées de repos sont tout aussi importantes que celles pendant lesquelles vous tentez de vous surpasser à l’entraînement. Au bout du compte… écoutez votre corps et n’oubliez jamais que votre santé est la chose la plus importante que vous ayez, donc arrangez-vous pour la garder!

Bon entraînement!

Jimmy Sévigny
B.Sc. de l’activité physique
jimmysevigny.com