Annie Legault

Rares sont les membres au Centre Multisports qui peuvent se vanter d’être là depuis son ouverture. Il y en a assurément quelques-uns, certes, mais le temps fait en sorte qu’ils sont de moins en moins nombreux. Annie Legault, elle, était là et s’y retrouve encore plusieurs fois par semaine pour suer un bon coup. Si, pour certains, s’entraîner régulièrement depuis 5 ans relève du quotidien, pour d’autres, il y a peut-être là l’occasion d’ouvrir une porte restée depuis trop longtemps fermée. En d’autres mots, voilà une opportunité de plus pour s’inspirer de gens actifs et assidus afin de se remettre, nous aussi, en mouvement constant.

Une fille, un groupe

Si vous avez déjà assisté à un cours de spinning ou à un cours de Zumba, ou si vous avez déjà complété l’un des circuits proposés par le Gym Perfo, vous avez sûrement croisé Annie Legault. Non pas qu’elle crie à tue-tête ou prenne plus de place qu’il n’en faut, mais simplement parce qu’elle se retrouve au Centre Multisports six fois par semaine. Elle y est entrée en suivant Nadia Vani, la coordonnatrice des cours de groupe, pour poursuivre ses cours de Zumba. En fait, dès qu’un groupe se constitue pour se mettre en forme, Annie Legault lève la main et répond présente : « Les groupes me motivent davantage, raconte la jeune femme qui travaille aussi comme directrice de recrutement. Tu veux tout le temps te prouver, ne pas lâcher. J’essaie d’être présente six fois par semaine, dans les cours de spinning, de Zumba ou au Gym Perfo ». Voilà déjà 9 ans qu’elle s’entraîne régulièrement en mélangeant les exercices de musculation et de cardio. Même l’alimentation y passe, surtout l’hiver venu, l’été laissant parfois place aux terrasses et aux tables meublées de breuvages aux effluves alcoolisés. Pourtant, petite, le sport occupait la rangée d’en arrière dans la vie d’Annie Legault, originaire de Terrasse-Vaudreuil : « Avant, je détestais le sport, avoue-t-elle, mes parents ne comprennent pas comment j’ai viré. J’ai commencé à m’entraîner parce que je voulais perdre du poids. Je haïssais le sport jusqu’à ce que je trouve quelque chose que j’aime. Et ça a commencé avec la Zumba. » Elle s’est fait plaisir, elle s’est fait des amis et surtout, elle s’est fait une santé.

S’entraîner pour oublier

L’an dernier, elle a mis la pédale à fond, lors de l’entraînement, afin de participer à son premier Spartan Race avec un groupe, à son travail. Elle a terminé 3e avec un brin d’orgueil et beaucoup de fierté. Quand on lui demande comment convaincre ceux et celles qui n’ont pas cette constance dans le sport, mais qui aimeraient, comme elle, gagner en endurance et en tonus, elle rappelle ses premiers cours : « Au début, c’est difficile, tu trouves que tout est dur, je ne finissais même pas mes cours de Zumba. Mais quand tu termines tes cours, tu es fier. Quand j’ai une mauvaise journée, ça me fait du bien. Quand je m’entraîne, ça me donne un boost de vie et pendant que je m’entraîne, je ne pense à rien. C’est juste bon, tu te sens bien dans ta peau. » Nous pourrions l’écrire en sanskrit, en latin ou en vieux norrois, mais commencer à s’entraîner ne va pas toujours de soi. Une fois qu’on y est allé, puis ensuite une deuxième fois, une troisième… il se crée une toute petite dépendance qui, comme pour Annie Legault, finira peut-être par vous faire suer dans une salle survoltée du Centre Multisports. Six fois par semaine…

Patrick Richard